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TRADITIONS ET COUTUMES

Le folklore, les coutumes et les traditions font partie du bagage culturel d’un village. Mais le temps qui passe favorise quelques fois leur oubli. Certaines de ces traditions et coutumes ont par conséquent disparu. Par contre, d’autres qui paraissaient enterrées à jamais, resurgissent. Si nous suivons le calendrier, nous analyserons les traditions et les coutumes en les divisant en deux groupes : celles qui ont disparu et les celles qui ont survécu.

Noël : Dans le groupe des traditions oubliées, nous avons les Quêtes (« Cuestaciones ») : les jeunes, accompagnés de castagnettes et de tambours, félicitaient les voisins à l’occasion des fêtes, tout en jouant différentes mélodies et chansons populaires. En retour, les voisins les invitaient à des pâtisseries, à du moscatel, etc.
De nos jours, il est habituel de chanter la Messe Pastorale du compositeur Gorriti pendant les jours de Noël, du Nouvel An et des Rois et d’adorer l’enfant Jésus à la fin de l’acte religieux.

La Chandeleur : Elle continue de se fêter le 2 février et la coutume veut que l'on offre une bougie allumée à la Vierge. Il existe des données de cette coutume depuis 1746.

Sait Blaise : Le 5 février, une grande variété de produits est bénie par le curé, selon la croyance que le Saint leur confère des remèdes contre les maux de gorge.

Saint Agde : Autrefois, les enfants de chœur réalisaient une quête avec la statue de la Sainte et dînaient les aliments recueillis pendant la nuit du 4 février (en général, du chorizo et des œufs). Les archives de l’année 1671 reprennent déjà des détails de cette tradition.

Jeudis de tous : Il s’agit d’une tradition qui devient de plus en plus importante. Elle est aussi dénommée Jeudis de Lardero. Des cartes sont distribuées et la personne qui reçoit l'as d'or offre sa maison pour organiser un goûter avec la typique tortilla de chorizo.

Semaine Sainte
: Il faut souligner le Dimanche des Rameaux, jour où les enfants portaient des bouquets d’oliviers pleins de friandises. À leur tour, les autorités portaient des palmes qui se plaçaient ensuite dans les balcons pour garantir une protection contre les tempêtes.

Le Jeudi Saint et le Vendredi Saint sont des jours de procession.
"Les loups" (personnes masquées qui portent les images de familles) sortent La Dolorosa, El Tumbado, El Nazareno, El Santo Cristo, etc. Dans le passé, 48 quatrains étaient récitées le Jeudi Saint et 25 complaintes le Vendredi Saint, ces dernières avec le refrain suivant :

Llorad, pues ojos míos,
Llorad por vuestro amado
(Pleurez, mes yeux, Pleurez pour votre être aimé)

Aujourd’hui ces vers sont à nouveau cités. Ils sont uniques et anonymes et décrivent parfaitement la passion ressentie.
Autrefois, l'Acte des Disciples était représenté le Jeudi Saint : Il s’agissait de 12 garçons, généralement ceux qui avaient fait leur Première Communion cette année, qui portaient comme distinction un mouchoir blanc au cou. Le matin, ils décoraient le pied de la croix qui existait autrefois dans le village. Au même endroit, lors de la procession de l’après-midi, ils se mettaient à genoux sur des morceaux d’herbe, sous forme de pavés, soigneusement coupés. Une fois dans l’église, pendant le lavement des pieds, la chaussure du jeune représentant Judas était cachée. Ce dernier cherchait alors désespérément sa chaussure à travers l’autel, pendant que tous se moquaient de lui.

Une autre coutume tout aussi curieuse est celle de faire sonner les crécelles le Mercredi, Jeudi et Vendredi Saint. Lors de chaque pause du Miserere, une bougie était éteinte. Au moment d’éteindre la dernière bougie, les crécelles commençaient à sonner et tout le monde trépignait. Le bruit était énorme. Le sens de cette coutume se trouve certainement dans le bruit que fit la terre au moment de la mort du Seigneur.

Le Judas
: Cette tradition fait partie du groupe des disparues, mais elle mérite une attention spéciale car tout le village s'impliquait pour l'organiser. Il existe de nombreux documents sur ce chapitre. Le 8 avril 1917 fut témoin du dernier « Judas » à Elciego. Il paraît que la date de sa célébration coïncidait avec le dimanche de Pâques.

Cette représentation peut être considérée comme une véritable tragicomédie, avec un personnage principal, Judas, les forces de l’ordre, les porteurs de massues et les membres de la chevalerie, un crieur public, l’officier de justice, avec le chapeau haut de forme et le gilet de huissier, le procureur, l’avocat défendeur et le juge, mais aussi la pleureuse, qui s’exclamait en sanglots "à cause d'avoir rejoint les mauvaises compagnies", le courrier qui, sur son cheval blanc réalisait le trajet depuis la place jusqu’à la Croix et le Prédicateur, muni des habits cléricaux, qui énumérait tous les défauts visibles pendant son fameux sermon burlesque. 

À la fin, après les fuites, les captures, les pleurs et les frémissements, c’était le tour de la sentence condamnatoire : "Reus est mortis". Judas était alors remplacé par un bonhomme et il était pendu et brûlé.

Toute cette représentation avait un sens profond d'"épuration du mal". Les défauts des voisins du village étaient dévoilés, avec nom et prénom, mais de façon naturelle, saine et toujours avec de l'humour.
 



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